Çeþme est une station balnéaire et thermale située
à 80 km à l'ouest d'Izmir, à
l'extrémité de la péninsule de Çeþme en face de
l'île grecque de Chio. Çeþme est une merveille de
la nature avec ses innombrables baies baignées par
des eaux cristallines, ses plages de sable blanc
qui ont obtenu le pavillon bleu comme celles de
Þifne,
Küçük Liman, Ilýca, Çiftlik,
Altýn Kum, Çatal Azmak, Sakýzlý Bay, Tekke,
Aya Yorgi... et avec ses sources thermales sulfureuses
dont certaines jaillissent de la mer comme c'est
le cas à Ilýca. Des établissement hôteliers modernes
se sont implantés autour des sources thermales d'Ilýca
et de Þifne, offrant des services de grande qualité.
Les
eaux curratives ont un effet thérapeutique contre
l'arthrite, les maladies musculaires, dermatologiques,
cardio-vasculaires, gynécologiques et neuro-psychiatriques.
A Çeþme, il est également
possible de faire des cures de thalassothérapie,
d'hydrothérapie, de spéléothérapie (utilisation
d'eau thermale jaillissant dans les grottes), et
de péloidothérapie (bains de boue).
Le
littoral de Çeþme offre des kilomètres
de plages
A
Ilýca, l'eau thermale chaude jaillit
de la mer
La richesse de Çeþme
vient également de son héritage culturel, un mélange
de charactéristiques égéennes et turques ottomanes.
Après la Guerre de Troie et d'après Pausanias, la
ville d'Erythrée
(située à 20 km au nord-est du centre de Çeþme)
aurait été fondée par Erythros, le fils du crétois
Ramadanthys dont le nom signifiait "le Rouge"
en grec. Suite à l'implantation de colons ioniens,
Erythrée prit d'avantage d'importance et devint
l'une des douze cités de la Confédération
Ionienne. La ville, où s'élevaient les temples
dédiés à Héraclès* et Athéna Polias**,
était renommée dans l'antiquité pour sa Sybille
d'Erythrée, Hérophile, la plus célèbre prophétesse
après la Sybille de Cume. Au cours des VIII et VIIe
siècles avant J.C, la ville, qui était dirigée par
des tyrans, eut une importance économique considérable
et entretint des relations commerciales avec les
villes de la Méditerranée Orientale. Erythrée passa
sous la domination des Lydiens (vers 560 av. J.C.)
puis des Perses (545 av. J.C.). En 494 av. J.C.,
les Erythréens envoyèrent huit navires lors de la
bataille navale de Lade près de Milet, mais les
Perses écrasèrent les Ioniens qui s'étaient coalisés.
Afin de mieux se défendre des attaques perses renouvelées,
Erythrée entra dans l'organisation maritime de la
Ligue Délienne (ou Confédération de Délos) établie
par les athéniens. En 412 av. J.C., Erythrée, qui
était soumise à la suprématie de l'ambitieuse Athènes,
refusa de payer le considérable tribut qui lui était
imposé et, avec Chio, se révolta contre l'hégémonie
athénienne allant jusqu'à servir de base durant
la Guerre du Péloponèse. Plus tard, Erythrée entretint
de bonnes relations avec Mausole
d'Halicarnasse qui était considéré comme le
bienfaiteur de la cité. En 334 av J.C., Erythrée
retrouva sa liberté grâce à Alexandre le Grand,
mais passa rapidement aux mains des Rois
de Pergame. En 133 av. J.C., Erythrée fut incorporée
dans la Province Romaine
d'Asie obtenant enfin le statut de ville libre.
Durant cette période, Erythrée et ses environs furent
appelés Cyssus.Avec l'Ile de Chio,
Cyssus était l'un des principaux centres du commerce
des esclaves et du vin. La ville déclina progressivement
au début de l'ère
chrétienne, et la plupart des monuments paiens
furent détruits. Jusqu'au XIe siècle, la ville et
la région demeurèrent sous la domination des Byzantins.
En
1081, la région fut conquise par Çaka
Bey, chef turcoman et beau-père de Kýlýç
Arslan Ier, et fut peuplée par des Turks
seldjoukides. Le nom de la ville changea encore
une fois, devenant "Ildýrý". A
Çeþmeköy (à 2 km au sud de la ville) se trouvent
les vestiges de la "vieille mosquée" et
un cimetière, témoignages de cette ancienne implantation
turque.
La ville, conquise depuis peu par le sultan ottoman
Yýldýrým Bayezit, passa
durant une courte période aux mains du Mongol Tamerlan
puis aux Aydýnoðullarý
après la Bataille d'Ankara en 1402. Elle fut finalement
reprise par les Ottomans en 1402. En 1508, ces derniers
reconstruisirent l'ancienne forteresse
génoise qui servit alors de base à la marine
ottomane. De nos jours, le chateau fort bien conservé
abrite le Musée Archéologique où sont exposées les
découvertes faites lors des fouilles d'Erythrée
et de ses environs. Devant le chateau s'élève la
statue de Cezayirli Hasan Pacha qui était le commandant
de la flotte ottomane lors de la Bataille de Çeþme
contre la Russie, et qui devint Grand Amiral en
1770.
Suite à la défaite des Ottomans lors de la Première
Guerre Mondiale, Çeþme fut occupée par les Grecs.
La ville fut libérée durant la Guerre
d'Indépendance le 16 septembre 1922.
Les
Ottomans appelèrent l'endroit Çeþme, un nom
dérivé des nombreuses fontaines (çeþme veut dire
"fontaine" en turc) du XVIIIe et XIXe
siècle éparpillées dans la ville et dans les environs.
Le nom fait aussi référence aux nombreuses sources
découvertes à l'époque. Datent également de la période
ottomane, un caravansérail construit en 1528
(il a été transformé en hôtel et comprend de nombreux
magasins) et des mosquées élevées au XIXe
siècle.
Les maisons en pierre typiques de Çeþme qui
reflètent l'influence de la coexistence grecque
et turque, sont construites côte à côte et leurs
façades extérieures présentent une décoration en
sgrafitte. Les maisons ont un accès direct sur la
rue et ne comportent pas de cour. L'Eglise Agios
Haralambos, construite au XIXe siècle, a été
transformée en centre culturel.
*
D'après Pausanias, une statue représentant Héraclès
aurait été placée sur un radeau et mise à la mer
à Tyr en Phénicie. Lorsqu'il atteint le Cap de Mésate
(Top Burnu) à mi-chemin entre le port d'Erythrée
et l'Ile de Chio, les habitants des deux terres
tentèrent en vain d'amener le radeau jusqu'à leurs
rivages. Phormio, un pêcheur aveugle d'Erythrée
eut une vision et déclara que les femmes devaient
couper leurs cheveux pour faire une corde et que
les hommes devaient l'utiliser pour haler le radeau
jusqu'au rivage. Alors que les femmes citoyennes
d'Erythrée refusèrent d'obtempérer, les femmes libres
ainsi que les esclaves originaires de Thrace s'exécutèrent
et les hommes réussirent à haler le radeau. Un temple
fut élevé pour recevoir la statue d'Héraclès mais
les femmes n'eurent pas le droit d'y pénétrer à
l'exception des femmes thraciennes. Quant au pêcheur
visionnaire, il recouvra la vue.
**
Toujours d'après Pausanias, le temple abritait
une immense statue en bois de la déesse Athéna Polias
assise sur un trône.
Çeþme et l'arbre à mastic : l'utilisation
de mastic (sakýz en turc), résine fournie par le
tronc du lentisque, remonte à la nuit des temps
dans la région. Depuis l'antiquité, le mastic a
été utilisé dans le traitement de nombreuses maladies.
Cependant, c'est Chio qui l'a fait connaître au
monde. Le mastic donne un délicieux arôme lorsqu'il
est ajouté à certaines boissons comme le raki
(arake) au mastic, ou à certains desserts
comme la glace au mastic (sakýzlý dondurma) qui
est la spécialité de Çeþme.
Un
Concours International de la chanson est organisé
chaque année en juillet à Çeþme. Le chateau de Çeþme
sert également de cadre à de nombreuses activités
et manifestations.
Des ferries de lignes régulières relient Çeþme à
l'île grecque de Chio, ainsi qu'à Bari et Brindisi
en Italie.
A
quelques kilomètres au sud-est de Çeþme se trouve
Alaçatý, un village dominé par de vieux moulins.
Alaçatý s'énorgueillit de ses étroites rues pavées
où s'alignent de vieilles maisons construites en
pierre ponce, permettant ainsi de garder les intérieurs
frais en été et chauds en hiver. L'égliseAgios
Constantinos construite en 1874 a été convertie
en mosquée appelée la Mosquée de la Place du Marché.
Grâce à sa situation près d'une belle baie où soufflent
des vents constants et réguliers idéaux
(le "poyraz" souffle du nord
au sud en été et le "lodos"
du sud au nord en hiver), dans les années 1980 Alaçatý,
de village de pêcheurs isolé, est devenu l'un des
centres de windsurf et kitesurf les
plus populaires d'Europe. Des écoles avec instructeurs
bilingues diplômés et qualifiés ont été ouvertes
dans la zone Alaçatý-Çark
Beach. Des hôtels modernes, des beach clubs, des
restaurants, des cafés et des équippements sportifs
combleront les windsurfers,
kitesurfers et autres amateurs de sports nautiques.
Des championnats de windsurfing ont lieu régulièrement
à Alaçatý avec des compétitions comprenant les disciplines
Slalom
et free Style.
Le
centre de surf est situé dans une baie en
forme de
U
baignée par des eaux claires, où
soufflent des vents idéaux
A
l'arrière plan, des éoliennes (turbines à
vent)
génèrent de l'électricité
Alaçatý,
le Paradis du Windsurf
FOÇA
Foça
est à la fois un charmant petit port de pêche
et une petite station balnéaire situés à 70 km
au nord d'Izmir, au milieu d'une belle nature.
Dans
l'antiquité, Foça était connue sous le
nom de Phocée. L'endroit, qui se trouvait
dans les limites de l'Eolie,
fut d'abord peuplé par les Cyméens*. D'après Pausanias,
au VIIIe siècle av. J.C., des colons ioniens s'y
installèrent. Phocée devint rapidement un port
de commerce important et entra dans la Confédération
Ionienne (Panionium), devenant ainsi la plus
septentrionale des douze villes de la confédération.
Les Phocéens, qui étaient d'audacieux marins,
établirent des colonies sur la Mer Noire (Amisos-Samsun),
à l'embouchure des Dardanelles
(Lampsaque), et sur les côtes occidentales de
la Méditerranée. Les principales colonies fondées
dans cette partie de la Méditerranée étaient Massalia
(vers 600 av. J.C.) l'actuelle Marseille (Massilia,
Marsilia) dans le sud de la France; Alalia en
Corse; Eléa (Vélia) en Lucanie/Italy et Emporion
(Ampurias) en Espagne. Phocée était également
réputée pour sa monnaie en électrum (après les
Lydiens, les
Phocéens furent parmi les premiers à utiliser
des pièces comme monnaie d'échange) et pour sa
teinture de pourpre. Mais suite à la conquête
perse, Phocée perdit sa prospérité et un grand
nombre de ses habitants émigrèrent vers leurs
colonies méditerranéennes. Malgré que la ville
n'ait envoyé que trois bateaux à la Bataille de
Lade, le commandant en chef (Dionysios
de Phocée) de la flotte ionienne fut choisi parmi
les Phocéens réputés pour leur grande connaissance
de la stratégie navale. Jusqu'à la période
romaine, la ville eut le même destin qu'Erythrée.
Mais en 132 av. J.C., ayant soutenu la révolte
menée par Aristonicus
contre les Romains, Phocée fut sauvée de la destruction
grâce à l'intercession de Massilia. Bien que devenue
le siège d'un diocèse au début de l'ère chrétienne,
la ville déclina considérablement. A la fin du
XIIIe siècle, grâce aux Génois qui y exploitaient
des mines d'alun, la ville connut un regain de
prospérité comme comptoir de commerce. Les génois,
à qui l'Empereur byzantin Michel
VIII Paléologue avait attribué Phocée en fief,
édifièrent un nouvelle ville avec une forteresse
non loin de l'ancienne cité, lui donnant le nom
de Foggia Nova. Au cours du mouvementé
siècle suivant, la ville subit les assauts des
Byzantins,
des Vénitiens, de Tamerlan, et en 1455, fut finalement
conquise par les Ottomans.
*
La plus grande ville de l'Eolie était Cyme, située
sur la côte au nord de l'actuelle Menemen. Les
quelques ruines de l'antique Cyme sont en partie
submergées et peuvent être vues en faisant du
snorkel.
L'origine
du nom de Phocée, ou Foça en Turc,
proviendrait des phoques de Méditerranée
qui peuplent les baies et les îles rocheuses environnantes.
Les phoques font partie de la famille des phocidés.
Ces phoques moines "Monachus Monachus"
sont sous protection nationale et du World Wide
Fund (WWF) afin de préserver et d'augmenter la
population de cette espèce menacée. Une statue
de phoque, le symbole de Foça, s'élève sur la
place du vieux (Eski) Foça.
Le groupe des six îles rocheuses au large de Foça
sont appelées les Iles des Sirènes (celle
d'Orak étant la plus grande). Dans la mythologie
grecque (cf Homère),
le chant envoûtant des sirènes attirait les marins,
amenant ainsi leurs navires à se fracasser sur
les récifs. Le mythe des sirènes pourrait être
expliqué soit par le vent soufflant doucement
qui ressemblait à des chants de femmes ou, pourquoi
pas, par les cris (vocalisations) émis par les
phoques.
Des croisières à la journée, comprenant des arrêts
pour la baignade, sont organisées pour naviguer
entre les îles et vers les criques proches.
A voir également:
- BeþkapýlarKalesi (le Chateau à Cinq Portes), un édifice
génois restauré et agrandi par les Ottomans qui,
au XVIe siècle, ajoutèrent des tours aux remparts.
La partie utilisée comme théâtre en plein air
était l'abri à bateaux. Les mosquées de Fatih
(nom du sultan Mehmet le
Conquérant, de Kayalar et de Hafýz Süleyman
Aða se trouvent dans l'enceinte du chateau.
- Kaleburnu (la Forteresse Extérieure de
Kaleburnu)a été construite en 1678 par
les Ottomans à la pointe d'un promontoire, pour
assurer une meilleure protection de la ville.
La forteresse est séparée du continent par un
grand fossé.
- Taþ Ev
(la Maison de Pierre) est une tombe taillée dans
le roc sur le bord de la route, située à 10 km
de Foça. Cette tombe du IVe siècle av. J.C. rappelle
l'architecture funéraire
lycienne. - Þeytan Hamamý (le Bain du Diable) est
une autre tombe située au pied de la colline de
Çan (Çan Tepesi).Elle se trouve à 2 km
du centre ville.
Le Festival
de la Musiqýe, du Folklore et des Sports Nautiqýues
a lieu tous les ans en juin à Foça.
TEOS
Niché au fond d' un petit golfe entre les
caps Doðanbey et Teke, se trouve le petit
port de pêche coloré de Sýðacýk.
D'anciens marins découvrirent ce port hospitalier
dont les eaux calmes ont inspiré son nom
qui est dérivé du mot turc «sýðýnak» qui
signifie « abri ». Au XVIe siècle
la forteresse ottomane
fut érigée sur l'avis de Piri Reis, le célèbre
navigateur et cartographe turc, à la place
de l'ancienne construite par les Aydýnoðullarý.
Des pierres provenant du site de Teos furent
réutilisées pour la construction. De nos
jours, il n' existe plus que le niveau inférieur
de la citadelle. Des maisons traditionelles
pittoresques se trouvent à l'intérieur des
murs d'enceinte, et sur le rivage opposé
s'élève une tombe toute blanche. D'après
une légende locale, une nuit, des marins
pris dans la tempête aperçurent une lumière
qui les guida en lieu sûr dans le port de
Sýðacýk, et le capitaine fit le voeu d'être
enterré là où il avait vu la lumière.
La
route de la colline derrière la tombe mène au
site de Teos , situé à peu de
distance sur un isthme. Teos, qui fut fondée vers
1050-1000 av. J.C., était l' une des douze cités
de la Confédération Ionienne.
Elle était connue pour être un centre artistique
actif, et vers la fin du IIIe siècle av. J.C.,
elle devint le siège de la guilde des acteurs
ioniens qui participaient au culte
dionysiaque et jouaient dans différentes cités.
Depuis l' acropole, la ville de Teos s'étendait
vers le sud où le port principal, protégé par
un môle, était situé (le port nord se trouvant
à l'emplacement de Sýðacýk). Là se trouvent les
vestiges des remparts hellénistiques, du théâtre
du IIe siècle av. J.C., de l'odéon,
et du gymnase
où des inscriptions trouvées içi nous révèlent
qu'il comportait trois classes et trois professeurs,
deux pour le sport et un pour la musique. Dans
la partie ouest de la ville inférieure s'élèvent
les ruines du Temple de Dionysos.
Ce temple ionique periptère
fut construit au début du IIe siècle av. J.C.
par l'architecte Hermogène, et fut restauré à
la période romaine.
Il s'élevait sur un stylobate
d'environ 18,5 m de large sur 35 m de long
et était entouré par 6 colonnes sur les petits
côtés et 11 sur les grands côtés. C'était le plus
grand temple de l'antiquité consacré à Dionysos.
Deux natifs célèbres de Teos sont le poète lyrique
Anacréon (VIe siècle av. JC), et le philosophe
péripatéticien et bibliophile Apellikon (Ier siècle
av. J.C.) qui acheta pour une somme exorbitante
la bibliothèque d'Aristote
et rapporta à Athènes la précieuse collection
qui fut usurpée par le dictateur Sulla (86 av.
J.C.) qui l'emporta à Rome.
Au nord du cap Doðanbey que l' on atteint par
la route, se trouve une petite île où est située
l'antique Myonnesos. Fondée au
VIe siècle av. J.C., elle fut abandonnée au début
du IIe siècle av. J.C.. Seul un morceau de rempart
datant de la période archaique, a subsisté. Son
port était relié au rivage par une chaussée longue
de 80 m, aujourd'hui submergée 25-30 cm sous la
surface de l' eau. Il n' y a donc pas besoin de
prendre un bateau puisqu'il est possible de marcher
dans l'eau claire tout comme le font les grimpeurs
qui viennent escalader la paroi rocheuse de la
falaise de 62 m de haut dans le sud de l'île.
Le fait que l'île devint un repaire de pirates
est rappelé dans un de ses noms « korsan
Adasý ou Ile aux Pirates ». Ses autres noms
« Cüneyt Adasý » (de Cüneyt Bey, le
dernier émir des Aydýnoðullarý vaincu par le sultan
ottoman Murat II et
« Çiftkale » (kale signifie fort) ainsi
que des ruines et des citernes, nous rappelent
son passé seldjoukide
et ottoman.