La moitié de la population nationale est rurale
et vit en grande partie de l'agriculture. Malgré
les changements intervenus avec les progrès économiques
et la mécanisation de l'agriculture, le paysan turc
est resté très traditionnel dans son mode de vie.
La majorité des villages se suffisent à eux-mêmes:
en vue de passer l'hiver, ils produisent leur propre
nourriture avec les produits des récoltes estivales
et automnales.
Le paysan est généralement propriétaire des terres
qu'il travaille. Cependant la grande propriété reste
importante surtout dans les plaines. Une population
tribale de nomades ou semi-nomades pratique encore
des migrations saisonnières agricoles travaillant
dans les grandes exploitations (ramassage du coton,
du tabac, des noisettes,des olives, du thé, des
agrumes, du riz), et des migrations pastorales.
En fonction de la région et des conditions climatiques
et économiques, les types d'habitation varient:
badigeonnées à la chaux ou de couleurs pastels dans
les régions égéenne et méditerranéenne; en pierre,
pisé ou torchis dans le centre; en bois dans la
région de la Mer Noire; austère, en pierre sombre,
basse avec très peu d'ouvertures dans l'est.
Dans un village typique, les maisons toutes avec
une cours, sont construites autour de la place centrale.
On y trouve une mosquée, une école, quelques échoppes
et l'incontournable café (kahve) où
les hommes, attablés, passent le plus clair de leur
temps en dehors de leur travail, buvant le thé
traditionnel dans des petits verres.
Grand lieu de discussion, ils y lisent aussi le
journal, regardent la télévision, jouent au tric-trac
(tavla) ou aux cartes.